Herboristerie – Il était une fois…

I know, ENCORE un article sur les plantes… Mais je me dis, autant battre le fer tant qu’il est chaud. Bon, vu qu’il y a bientôt trois mois qui sont passés entre le moment où j’ai écrit l’article et où je le publie, le fer a eu le temps de se refroidir, hein ? Il est même un peu gelé, vu les neiges d’HIER, hahaha ! #RecollerAuTempsPrésentAprèsAvoirDûRéactualiserLArticle (je sais que les majuscules sont inutiles dans les hashtags mais avoue que c’est plus lisible comme ça, hein ?)

En plus, c’est pas tout ça mais j’ai aussi d’AUTRES articles à publier encore et pas que sur ce thème !! WHAT ??? #révélation #shocking #scoop so… gooooooooooo !!!

Temps de lecture estimé : 6 minutes


Ça fait quelques articles que je le mentionne et dans le tout dernier, je disais que j’y consacrerai un article dédié donc le voici, chose promise, chose dûe !

Tout d’abord, je sais que l’herboristerie n’est pas reconnue scientifiquement et qu’elle ne doit suuuurtout pas empêcher d’aller consulter en cas de problèmes de santé importants. Donc no worry, j’ai un médecin traitant (depuis peu car l’ancienne est partie à la retraite, quelle histoire ça a été ça aussi XD) et je prends, de base, très peu de rendez-vous médicaux car j’ai la chance d’être plutôt en bonne santé.

Mon histoire avec les plantes médicinales remonte à toute petite. En effet, dans les familles chinoises et notamment dans la mienne, il y a le recours à la médecine chinoise traditionnelle (MCT) en complément de la médecine occidentale. Je sais que l’efficacité de la MCT n’est pas scientifiquement prouvée et j’attends un jour des études sérieuses et solides.

Je vais m’appuyer sur Wikipedia pour organiser, formuler (en français notamment) et compléter avec mon vécu. La MCT est basée sur :

  • la pharmacopée chinoise comprenant la phytothérapie (plantes), les minéraux les substances animales voire humaines (ex. : le placenta). La phytothérapie chinoise contient des milliers de plantes, décoctions, poudres etc. Elles ont une action importante dans la médecine chinoise. Enfin, la pharmacopée rejoint souvent la cuisine chinoise avec l’usage des saveurs.
  • L’acupuncture et la moxibustion (combustion d’une herbe aidant à faire circuler l’énergie vitale, le qi).
  • La diététique.
  • Le massage traditionnel chinois, An Mo / Tui Na.
  • Le qi gong, ou Gymnastique chinoise, qui permet par une pratique régulière, d’équilibrer le qi, donc de prévenir les maladies. Accompagnée des autres éléments thérapeutiques, elle aide au soin du malade.
  • La gestion des émotions

À part la gestion des émotions, j’ai toujours vécu avec ces principes. Quand on avait mal à la tête, nos parents (souvent notre maman) nous faisait des massages (An Mo). Ça n’est pas cité dans les massages, mais il y a bien sûr le Gua Sha (moi je le disais comme gratter le sable mais grâce à Wikipedia, j’apprends que c’est gratter le choléra (ça se prononce pareil). Si vous ne savez pas ce que c’est, ne tapez pas ça dans Google parce que les photos ne sont pas ragoûtantes. C’est une technique qui consiste à frotter, gratter un objet (plat ou avec un petit bout en crochet) en bois, en corne d’animal… ou plus simplement avec une pièce de monnaie sur certaines parties du corps. Le principe est que s’il y a des petits points rouges qui apparaissent, on fait sortir ce fameux sable choléra. Plus la couleur est foncée, plus le mal était grand ou présent depuis longtemps. À ceux qui pensent qu’en grattant ainsi partout, la peau devient forcément rouge, ce n’est pas le cas. Si on gratte au mauvais endroit ou alors s’il n’y a pas de sable choléra, la peau ne marque pas. Le massage ou le Gua Sha permet de se sentir mieux. On y a souvent recours lors de maux de tête, nausées ou coups de froid.

Deux points peuvent paraitre inattendus mais y sont pourtant étroitement liés, sur un fond de racisme. C’est peut-être la première fois que j’en parle sur ce blog version adulte, peut-être que je serais amenée à réécrire dessus plus tard, mais sachez que c’est une partie malheureusement importante dans ma vie. Pour rester dans le sujet, d’une part, la méconnaissance, voire la déconsidération de la MTC et du Gua Sha (le vrai, celui qui fait sortir le sable choléra), qui a été interprétée comme de la maltraitance. D’autre part, quand on peut, par contre, en faire du business et se faire de la thune dessus, c’est bon à prendre et ça s’appelle de l’appropriation culturelle. Je suis profondément offensée à chaque fois que je vois une marque de cosmétiques offrir un rouleau ou un petit grattoir plat (désolée, je ne sais pas comment ça s’appelle en français, ni en chinois d’ailleurs) en « jade » pour masser le visage. Ça a vraiment le don de me mettre en rage. L’appropriation culturelle ne concerne pas que le Gua Sha, ça concerne aussi le yoga, El Día de los Muertos et toutes les tenues traditionnelles qui font de super déguisements, c’est aussi l’utilisation du wax africain par la styliste Stella McCartney il y a 4 ans, c’est toutes les personnes, en général blanches, qui vont se décréter expertes et professionnelles sur l’ayurveda, etc. etc. C’est vraiment une question très vaste et complexe qui mérite réflexion. S’il y a des cas où c’est facile de me positionner, je ne sais pas moi-même, par exemple, ce que je pense des chefs qui font de la cuisine fusion (sous-entendu fusion entre l’Occident et l’Orient).

Je reste encore un peu sur le racisme et l’appropriation culturelle, récemment, il y a également eu une polémique sur les « foxy eyes » (regard de renard) où les mannequins se tirent exprès la peau du visage pour avoir des yeux plus bridés. Lorsque la société occidentale décide que c’est beau, alors ça l’est, sans prendre en compte toutes les moqueries et le harcèlement à ce sujet (et tant d’autres) avant que ce ne soit « in ». Ou encore, j’ai vu fin janvier une publicité de Picard qui veut nous apprendre ce qu’est la VRAIE cuisine vietnamienne avec ses Bánh mì (sandwich vietnamien vraiment délicieux) surgelés, en nous disant d’oublier la FAUSSE cuisine de notre mère. Ça me rappelle aussi une polémique d’il y a deux mois sur un chef français renommé qui nous offrait sa version du Phở… en utilisant les mauvaises nouilles. Dans ce cas là je peux proposer un ragoût de pois chiches et des fruits de mer et dire que c’est ma version du cassoulet (bah quoi, ça reste un ragoût non?).

Bref, revenons à nos moutons, la MTC. En plus du Gua Sha, mes soeurs et moi avons fait de l’acupuncture, que je pense vous connaissez, et aussi de la moxibustion. La moxibustion, c’est une stimulation par la chaleur de certains points. Notre acupunctrice, mais aussi nos parents, le faisaient avec un cigare de moxibustion. Le nom est assez parlant, il s’agit d’un long bâton, de la circonférence d’un cigare, composé d’herbes séchées qu’on allume et qu’on fait brûler au-dessus de la partie du corps à traiter. Sur Wikipédia (à nouveau, je vous déconseille de chercher), la photo qui illustre la page montre un dos avec des tâches rondes rouges, qui rappelle une autre technique non mentionnée dans les principes de la MTC qui est celle des ventouses. Petites, on faisait souvent ça à notre maman. Ça et masser son dos en lui marchant dessus, c’est vraiment une expérience universelle chez les enfants chinois :-). À nouveau, cette technique ne vous est peut-être pas inconnue car elle est très utilisée chez les sportifs de haut niveau. Enfin, pour revenir à l’acupuncture, elle m’a énormément aidée pour ma tendinite à l’épaule il y a quelques années mais elle n’a pas suffi l’année dernière (ce n’était plus notre acupunctrice qui m’a soignée, j’ai laissé trainer et j’ai eu peu de séances).

Nous avons aussi, dans notre enfance, beaucoup fait de gymnastique chinoise et j’ai essayé le TaiQi en 2020-2021 et il y avait quelques exercices de QiGong mais j’ai malheureusement laissé tomber parce que je ne retenais pas les séquences de TaiQi et je commençais à être limitée avec mon épaule. Peut-être que je retenterai le QiGong un jour !

Enfin, la diététique et l’herboristerie chinoise, très liées. L’idée que nos aliments soient nos médicaments est séduisante même si je sais qu’elle n’est pas possible. Cependant, il y a des aliments qui ont des propriétés médicinales et je considère que leur efficacité est donc juste moindre par rapport à un médicament qui sort d’un laboratoire pharmaceutique (enfin, quoi qu’il y a des plantes avec lesquelles il faut faire très attention).

Je me souviens que ma maman me disait que notre acupunctrice, qui était originaire du nord de la Chine, était étonnée que nous mangions de la ciboule de Chine car dans sa région, c’était considéré comme un médicament (quand arriverai-je à en faire pousser, c’est si bon, snif snif ToT sauf pour Roz et Nounette qui n’en supportent pas l’odeur lol — hummmm les raviolis à la ciboule de Chine ;3; *hume l’odeur imaginaire*). On sait aussi qu’il y a des aliments « chauds » ou « froids » (aucun rapport avec la température à laquelle ils sont servis) et qu’on peut donc rééquilibrer notre corps en incorporant ou en évitant certains aliments. On a grandi avec de la poudre de pastèque à appliquer sur des aphtes (berk), des petites billes à avaler pour réguler le cycle menstruel (berk berk), des tisanes pour avoir de beaux cheveux (nan, celle-ci ça allait), d’autres pour nous donner plus d’énergie (berk berk berk), ou encore pour réguler le chaud/froid (parfois berk, parfois pas berk). Les tisanes n’avaient pas de noms, c’était juste la liste des ingrédients lol.

Dernièrement, j’ai décidé que je voulais apprendre le plus de choses possibles, bénéficier de cette transmission de la part de mes parents et j’ai donc commencé à faire une tisane, la plus commune qui peut être considérée comme un thé, le reste viendra peut-être plus tard.

Parallèlement à ça, quand je me suis intéressée au jardinage, il y avait la question de l’association des plantes dans le potager et certaines étaient présentées comme ayant un intérêt médicinal.

Puis, en voulant manger gratos (soyez honnêtes, qui cela n’intéresse pas ? XD), en m’intéressant à la cueillette… revoilà les plantes médicinales qui croisent mon chemin.

Après tout cet historique, nous voilà donc aujourd’hui. Le métier d’herboriste n’existe plus et il faut prendre garde à ne pas tomber dans l’exercice illégal de la médecine/pharmacie.

Il n’empêche que j’ai testé des tisanes ou des sirops efficaces et j’ai entrepris, l’été dernier, de fabriquer des baumes.

Pour en revenir à mon potager, voici ce qui a sa place pour un usage médicinal (parfois cosmétique), en plus d’un potentiel usage aromatique :

  • le framboisier (tisane) (en tout cas… s’il survit à cet hiver ToT)
  • le thym, la sauge, l’aneth, le basilic, la mélisse (tisane)
  • le romarin (usage cosmétique pour l’instant pour la peau et les cheveux, lotion de rinçage et baume récemment ; je n’ai pas encore testé en tisane)
  • l’achillée millefeuille (en baume cet été, avec la lavande de ma fournisseuse du Morvan)
  • le mouron des oiseaux (en baume avec la lavande)
  • le souci (tisane mais projet de baume aussi)

Ce que je n’ai pas encore :

  • la ciboule de Chine, un jour ToT (bon, lui c’est surtout pour la bouffe !!)
  • le gingembre, si je n’ai pas saboté mon plant en cours (tisane, en plus du potentiel bouffe)
  • l’hysope (j’avais réussi à la semer et elle est même restée un moment sur mon balcon mais elle n’a pas résisté à la canicule, sniiiif. Sinon, tisane)
  • la petite pimprenelle (tisane)
  • la lavande (baume)
  • la camomille (tisane)
  • la verveine (tisane)
  • le plantain (baume, tisane)
  • l’origan (j’ai perdu mon premier origan avec ma jardinière envolée #truestory #magiciendoz #quisaisitlaréf et le deuxième n’a pas supporté le rempotage y_y…) (baume)
  • l’arnica (baume)

Ce que je cueille :

  • les fleurs de sureau et les baies de sureau (sirops de fleurs et de baies, futures tisanes)
  • la consoude (mais pas encore utilisé en baume)
  • l’ortie (pour l’instant, seulement pour servir de paillage, sinon futures tisanes)
  • les pâquerettes (pas encore utilisées pour une huile ou un baume)
  • le plantain, tout récemment cueilli à l’extérieur dans la crainte du pipi/caca d’animaux mais un jour, j’espère, sur mon balcon (futur baume)

Pour te féciliter d’avoir lu l’article en entier, voici quelques photos que j’aime bien (OK, elles sont toutes sur Instagram donc tu les connais déjà. C’est le best-of, quoi).

Fleurs de sureau
Pâquerettes
Premiers baumes achillée millefeuille lavande, c’était cool contre les piqûres de moustiques
Deuxième fournée : mouron des oiseaux lavande
Troisième fournée : mouron des oiseaux (meilleure extraction, d’où la coloration), lavande et romarin (tous deux en macération avec intermédiaire alcoolique)
Fière ^-^

Et toi ? C’est quoi ton rapport aux plantes pour ton mieux-être ?

6 réponses sur “Herboristerie – Il était une fois…”

  1. Je connais peu les plantes mais si tu peux me conseiller pour mes maux je suis toute ouie. Je tends de plus en plus à réduire mon recours aux médicaments .
    Bravo pour ce nouvel article

    1. Bienvenue Malvina ^_^ <3 !! Merci beaucoup, tu es trop gentille !!
      Je peux avoir des pistes pour des petits maux, on pourra en rediscuter ! Tu as pu tester les tisanes Glow Up au fait ? Je croise les doigts pour que les plantes puissent te soulager et t'aider <3

  2. Il est trop bien ton article !!
    Ca me rappelle surtout toute notre enfance lié à la médecine chinoise et tout ce qu’on devait prendre.

    Bon courage pour tes cueillettes !
    <3

    1. Merci Rozou *_* *_*
      Oui, il respire notre enfance, cet article, hihi. Très bonnes occasions de développer chacune ses techniques pour boire les tisanes, hi hi hi !

      Merci pour les cueillettes !! Je débute bien en tout cas, niveau débutante confirmée, hihihi

    1. Hahaha,
      Vade rétro Satanas, menthe-verveine !!!
      Mais c’est vrai que la botanique et l’herboristerie sont des domaines particulièrement passionnants et inspirants !!! *_*

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